La Société genevoise d’utilité publique remet deux prix

Le service aux autres récompensé
La Société genevoise d’utilité publique (SGUP) a attribué deux prix lors de son assemblée générale. Le prix Robert-Scheimbet est venu récompenser l’extraordinaire dévouement de Mme Irène Verrey, lectrice bénévole de l’Association du Bien des Aveugles depuis plus de 50 ans, et le prix de la SGUP «Un job pour les jeunes» a été décerné à «Action Trois-Chêne pour l’Emploi», une permanence pour l’emploi des habitants des communes des Trois-Chêne et d’autres localités situées sur la rive gauche, qui a fait la preuve de son utilité.

La SGUP poursuit depuis 1828, année de sa création, les mêmes buts, «au service de la communauté genevoise». Selon ce qui est défini dans ses statuts, elle a pour vocation d’encourager «la création d’institutions d’utilité publique, de les faire connaître et, au besoin, de les soutenir», ainsi que «de favoriser le bien-être matériel, moral et culturel de la population».
L’insertion des jeunes dans le monde professionnel est un sujet auquel l’association reste particulièrement attachée. C’est un facteur essentiel de cohésion sociale, qui se trouve mis à mal en temps de crise. Il est en effet avéré que lorsque la situation économique n’est pas bonne, les jeunes sont les premiers touchés…
Après l’organisation de plusieurs tables rondes sur cette thématique, dont Tout l’Emploi & Formation(*) s’était fait l’écho, la SGUP a souhaité aller au-delà des constats en créant un prix «Un job pour les jeunes». Celui-ci récompense chaque année, par un chèque de 3000 francs, une association, une fondation ou une institution de droit suisse qui contribue à favoriser l’intégration des jeunes dans la vie professionnelle.
La SGUP a décerné cette année son prix à la structure «Action Trois-Chêne pour l’Emploi», qui a participé à l’atelier d’orientation professionnelle organisé au Cycle d’orientation de la Gradelle. «On entend toujours dire que les jeunes ne font rien pour s’intégrer dans la société, mais qu’est-ce que la société fait pour eux?», interroge Emmanuelle Richoz-Zogg, membre de la SGUP et enseignante au CO de la Gradelle, qui a proposé cette rencontre interactive, à laquelle ont également pris part les conseillers sociaux et d’orientation de l’établissement scolaire, la Cité des Métiers, ainsi que la Boîte à Boulots et Adosjob, les deux lauréats du prix SGUP des années précédentes. Cette fois, c’était ainsi les institutions qui allaient directement à la rencontre des jeunes… et cela a été un tel succès que rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’an prochain!

Aider les jeunes

La structure intercommunale «Action Trois-Chêne pour l’Emploi», le lauréat 2012 du prix SGUP «Un job pour les jeunes» accompagne les personnes de tout âge, habitant les communes des Trois-Chêne et d’autres communes situées sur la rive gauche, dans leur quête d’emploi, de stage ou de formation. Elle a suivi 600 personnes en 2011, dont 200 jeunes.
La somme de 3000 francs qui lui est attribuée, lui permettra d’engager, dès le mois de septembre et pour 3 mois, un stagiaire à la recherche d’une première expérience professionnelle.
La SGUP enregistre à présent, dès maintenant et jusqu’au 31 août 2012, les prochaines candidatures pour le prix 2013. Elle a d’autres projets en faveur de la jeunesse, et notamment celui de fonder une résidence pour les jeunes en formation, le besoin étant manifeste à Genève! Elle recherche ainsi un terrain que la Ville de Genève ou le Canton pourrait lui allouer en droit de superficie.

Le dévouement de toute une vie salué

Notons aussi que l’association a attribué le prix Robert-Scheimbet à Mme Irène Verrey, lectrice bénévole au Bien des Aveugles depuis plus de 50 ans.
La SGUP gère ce fonds, créé par testament par Mme Robert Scheimbet, qui vise à récompenser les personnes qui se sont illustrées par leur dévouement, dans la discrétion, la modestie et la simplicité. L’action de Mme Verrey, âgée de 90 ans, constitue une parfaite illustration de ce don de soi, sincère et désintéressé. Les paroles qu’elle a prononcées à la remise de son prix ont véritablement touché l’assemblée. En reprendre quelques extraits constitue une belle façon de conclure notre article: «J’ai toujours eu envie de transmettre oralement ce que je trouvais beau dans mes lectures. Lorsque j’ai découvert le livre parlé, cela a été l’illumination: pouvoir faire ce que j’aime et que cela soit utile! Quand je lis un livre drôle, cela pourra amuser une personne, un livre très intéressant en passionner une autre, ou bien, tout simplement, tenir compagnie. Toutes ces années ont représenté pour moi un bonheur, une joie et jamais du dévouement. Cet honneur, qui m’est fait au travers de ce prix, rejaillira, je l’espère, sur l’Association pour le Bien des Aveugles, car c’est une œuvre magnifique!».
Martine Vineturine

(*)Voir Tout l’Emploi & Formation No 506, du 11 juillet 2011.

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Dernière mise à jour 11 / 11 / 19