La Société Genevoise d’Utilité Publique décerne ses prix

Encouragements et récompenses pour l’œuvre accomplie

Comme c’est traditionnellement le cas lors de son assemblée générale annuelle, la Société genevoise d’utilité publique (SGUP) a récemment récompensé une association au travers du prix de la SGUP, et une personne méritante, s’étant «illustrée par son dévouement» tout au long de son existence, au travers du prix Robert-Scheimbet. L’association «L’Equipage» qui exploite le café-restaurant du Bateau-Lavoir, et Mme Françoise Spahr, qui s’engage en faveur des plus démunis, ont ainsi été honorées. La SGUP a également évoqué ses activités de l’année.

Nous traversons des temps difficiles, marqués par la crise économique. Alors qu’il faudrait tout particulièrement faire preuve de solidarité, c’est plutôt un certain repli sur soi, encouragé par une société toujours plus individualiste, que nous observons chez nos contemporains.
La Société genevoise d’utilité publique a été fondée il y a maintenant 185 ans dans un but clairement social. Dans le contexte actuel, «elle a plus que jamais un rôle à jouer», rappelle son président, Edwin Zurkirch. Soutenir les plus défavorisés, servir les intérêts de la collectivité sont, entre autres, les objectifs que ses membres continuent à défendre avec autant de cœur que de passion.

Des actions pour la jeunesse

L’association est très ancienne, ce qui ne l’empêche pas d’être résolument tournée vers l’avenir. En ce sens, elle se montre très concernée par le devenir des jeunes qui feront, il est vrai, le monde de demain, et qui sont malheureusement durement éprouvés par la crise. Il leur est difficile de trouver leur place dans le monde professionnel; et même si l’obtention de diplômes est toujours à encourager, depuis longtemps déjà, cela ne constitue plus une garantie contre le chômage…
Emmanuelle Richoz-Zogg, mem-bre active de la SGUP et enseignante au CO de la Gradelle, à Chêne-Bougeries, est à double titre, sensible à cette problématique. Dans le cadre des actions menées par la SGUP et pour la deuxième année consécutive, elle a contribué, au sein de son établissement scolaire, à une rencontre entre différents acteurs du monde professionnel et éducatif et les jeunes se trouvant en fin d’école obligatoire. «Car les institutions et le patronat se doivent aussi d’aller vers les élèves!», déclare-elle. Ces ateliers interactifs, portés par le dynamisme d’Emmanuelle Richoz-Zogg, réunissent de plus en plus d’intervenants et rencontrent un succès croissant. L’initiative ne s’arrêtera ainsi pas en si bon chemin.
C’est également sous l’impulsion de cette dame que l’association «L’Equipage», présidée par Eric Grobet, a reçu le prix de la SGUP, soit une dotation de 3000 francs qui permettra à ses membres de continuer à mener à bien leur programme d’insertion des jeunes en rupture socio-professionnelle.

Les lauréats
Le projet du Bateau-Lavoir a toujours eu un caractère social, puisque la restauration de cet antique vaisseau, sur lequel les lavandières effectuaient autrefois leur dur labeur, avait été entreprise par des jeunes en insertion professionnelle au sein de l’Atelier de menuiserie et charpente ABC et de l’Atelier X (pour les travaux de serrurerie). Un bar-restaurant a, depuis, ouvert à son bord. Ce sont des garçons et filles au même profil, et âgés de 16 à 25 ans, qui y effectuent des stages. Ils apprennent les métiers de la restauration (cuisine, service en salle et au bar) et participent aux programmations culturelles organisées hebdomadairement.
Le lieu, original, a une triple vocation: outre son but social, il contribue à la mise en valeur des rives du Rhône où il est amarré, et offre un espace de détente qui participe à la vie culturelle genevoise. De surcroît, on y mange très bien!
Le prix Robert-Scheimbet a ensuite été remis à Mme Françoise Spahr pour son dévouement, en tant que bénévole et fondatrice d’associations caritatives. Durant 11 années, grâce à l’association Plainpalais Accueil qu’elle avait créée, Mme Spahr, accompagnée de plusieurs équipes de bénévoles, a préparé et servi des repas chauds à des personnes nécessiteuses, tous les dimanches de l’année. Actuellement, âgée de 80 ans, elle poursuit inlassablement sa mission d’aide et de soutien à ceux qui en ont besoin, à travers son dernier projet: l’association «Des Fleurs avant le Pain», au bénéfice des personnes âgées. Une aide est apportée à ses dernières «à qui il manque, sinon le nécessaire, au moins de petits plaisirs». Des fonds sont notamment récoltés lors de lotos organisés périodiquement par Mme Spahr.
Pour terminer ce sympathique moment, une collation a été servie au restaurant «Le Pyramus» du Jardin Botanique, entreprise sociale de l’association T-Interactions, elle aussi «active dans la défense et le développement de l’intégration sociale et professionnelle des personnes en difficulté».

Martine Vineturine
Contacts:
Société genevoise d’utilité publique.
www.sgup.ch
Bateau-Lavoir. www.bateaulavoir.ch.
Tél.: 022 321 38 78.
Association «Des fleurs avant le pain». Madame Spahr. Tél.: 022 756 15 62
Restaurant le Pyramus.
www.lepyramus.ch. Tél.: 022 732 70 30
Association Interactions.
www.t-interactions.ch. Tél.: 022 740 51 10

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Dernière mise à jour 11 / 11 / 19